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Toxiques domestiques courants pour le chien et le chat : signes et conduite à tenir

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8 min de lecture Dernière mise à jour le

Un article de PawPedia, une encyclopédie de la vie avec les animaux

Sommaire
Toxiques domestiques pour les animaux
Un chien au pelage doré est allongé sur un tapis sur le sol d’une cuisine et lève les yeux tandis qu’une personne tend la main vers un placard en hauteur.
Un chien sur un tapis de cuisine regarde une personne tendre la main vers un placard
CauseDes choses ordinaires à la maison, comme un antidouleur tombé par terre, du chocolat noir, des lys et du chewing-gum sans sucre
ToucheChiens et chats ; le pollen et les poudres présents sur le pelage d’un chat peuvent finir dans sa bouche lors de sa toilette
Risque accruAnimaux récemment adoptés pendant leurs premières semaines, et animaux ayant vécu dans la rue
Signes fréquentsVomissements, diarrhée, hypersalivation, tremblements, convulsions, faiblesse, gencives pâles ou saignements ; certains signes mettent plusieurs jours à apparaître
DiagnosticCe que l’animal a mangé, en quelle quantité et à quel moment en dit plus au vétérinaire que n’importe quelle analyse isolée
TraitementChez le vétérinaire, de nombreux animaux ont besoin d’une perfusion intraveineuse, de médicaments pour contrôler les vomissements ou les convulsions et d’une surveillance en hospitalisation
PronosticDépend surtout de la quantité ingérée et de la rapidité avec laquelle le traitement a commencé
PréventionMédicaments, sucreries et chewing-gums dans des placards fermés, poubelles avec couvercle, appâts raticides hors de portée des animaux
Risque pour l’humainNon contagieux ; ne se transmet ni entre animaux ni aux humains
Urgence siVotre animal a peut-être mangé quelque chose de toxique, même s’il semble aller bien

De nombreuses intoxications d’animaux surviennent à la maison, avec des choses ordinaires. Exemples courants : un antidouleur tombé par terre, du chocolat noir sur une table basse, un vase de lys et du chewing-gum sans sucre dans un sac à main ouvert. Les chats sont plus difficiles que les chiens pour la nourriture, mais ils lèchent tout ce qui se dépose sur leur pelage en faisant leur toilette, si bien que le pollen et les poudres peuvent finir dans leur bouche.

Les registres d’appels d’une grande ligne d’assistance antipoison pour animaux aux États-Unis montrent une liste similaire ces dernières années. Chez le chien, le chocolat, le raisin et les raisins secs, les raticides, le xylitol, les oignons et les antidouleurs à usage humain arrivent en tête. Chez le chat, le haut de la liste comprend les lys, les plantes de la famille de l’oignon, le chocolat, la vitamine D et les antidouleurs à usage humain.

Aliments pouvant intoxiquer les animaux

Le chocolat contient de la théobromine et de la caféine, qui surstimulent le cœur et le système nerveux. Plus il est noir, plus il est dangereux. Le cacao en poudre et le chocolat pâtissier présentent le risque le plus élevé, et le chocolat blanc en contient très peu. Les signes apparaissent généralement dans les 6 à 12 heures et comprennent des vomissements, de la soif, de l’agitation et un cœur qui s’emballe. Les cas graves s’accompagnent de tremblements, de convulsions et d’un rythme cardiaque irrégulier, et les signes peuvent durer jusqu’à trois jours.

Le xylitol est un édulcorant présent dans les chewing-gums et les pastilles à la menthe sans sucre, certains beurres de cacahuète et produits de boulangerie, le dentifrice, les vitamines à croquer et certains médicaments. Chez le chien, il provoque une chute brutale de la glycémie, parfois dans les 30 minutes. Les signes comprennent des vomissements, de la faiblesse, une démarche chancelante, un effondrement et des convulsions, et certains chiens développent des lésions du foie un ou deux jours plus tard. Cette intoxication n’a été signalée que chez le chien, et on ne pense pas que les chats soient à risque.

Le raisin et les raisins secs peuvent provoquer une insuffisance rénale aiguë chez le chien. La cause suspectée est l’acide tartrique. Sa teneur varie d’un fruit à l’autre, si bien que même quelques grains de raisin peuvent suffire à nuire à un petit chien. Des vomissements ou une diarrhée apparaissent souvent dans les 6 à 12 heures, et une insuffisance rénale peut suivre dans un délai d’un à trois jours. Les raisins secs se cachent dans les gâteaux, les barres de céréales et le pain. Des problèmes rénaux ont aussi été signalés de façon anecdotique chez le chat, si bien que le plus sûr est de tenir aussi le raisin hors de portée des chats.

L’oignon, l’ail, le poireau, la ciboulette et l’échalote endommagent les globules rouges et peuvent provoquer une anémie. Crus, cuits, séchés ou en poudre, ils sont tous nocifs, et les chats y sont encore plus sensibles que les chiens. Les restes, les soupes et les sauces contiennent souvent de l’oignon ou de l’ail en poudre. Les signes apparaissent généralement quelques jours après le repas, si bien que les propriétaires peuvent ne pas faire le lien. Surveillez l’apparition d’une faiblesse, de gencives pâles ou jaunâtres et d’une respiration rapide.

Chez le chat, les lys sont une urgence

Les vrais lys (Lilium) et les hémérocalles (Hemerocallis) comptent parmi les plantes les plus dangereuses pour les chats. Ce groupe comprend le lys de Pâques, le lys asiatique, le lys oriental, le lys Stargazer et le lys tigré. Toutes les parties de la plante sont toxiques, y compris le pollen et l’eau du vase. Une petite bouchée de feuille ou de pétale, ou quelques grains de pollen léchés sur le pelage, peuvent suffire.

Une hypersalivation, des vomissements, une perte d’appétit et un manque d’énergie peuvent apparaître en quelques heures. Une insuffisance rénale peut suivre dans un délai d’un à trois jours. Lorsque le traitement commence 18 heures ou plus après l’exposition, les lésions rénales sont généralement permanentes. C’est pourquoi tout contact entre un chat et un vrai lys ou une hémérocalle est traité comme une urgence, même si le chat semble aller bien.

Les chiens qui mangent des lys n’ont généralement qu’un léger trouble digestif. Le spathiphyllum et le calla peuvent irriter la bouche, et l’alstroemère (lis des Incas) peut provoquer un léger trouble digestif. Dans un foyer où vit un chat, le choix le plus sûr est de ne pas avoir du tout de vrais lys ni d’hémérocalles à la maison, y compris dans les bouquets.

Médicaments à usage humain

Certains animaux sont intoxiqués lorsqu’un propriétaire bien intentionné leur donne un antidouleur à usage humain pour soulager leur douleur. Le plus sûr est de ne donner à votre animal aucun médicament à usage humain, sauf s’il a été prescrit par votre vétérinaire.

L’ibuprofène, le naproxène et l’aspirine appartiennent à une famille d’antidouleurs appelés AINS. Chez les animaux, ils peuvent provoquer des ulcères de l’estomac, des saignements internes et des lésions rénales, avec des vomissements, des douleurs abdominales et des selles noires et goudronneuses. Les chats sont particulièrement sensibles. Le paracétamol, aussi appelé acétaminophène, est très dangereux pour les chats, car leur foie le dégrade mal. En quelques heures, un chat peut présenter des gencives brunes ou couleur de boue, un gonflement de la face ou des pattes, de la faiblesse et un rythme cardiaque rapide. Chez le chien, il est plus susceptible d’endommager le foie.

Les antidépresseurs, les médicaments contre le TDAH et les compléments de vitamine D figurent aussi parmi les médicaments qui intoxiquent le plus souvent les animaux. Un seul comprimé tombé par terre peut être dangereux pour un petit animal : il est donc utile de ramasser tout ce qui tombe et de garder les piluliers hors de portée.

Antigel, produits antipuces et produits d’entretien

De nombreux antigels contiennent de l’éthylène glycol, qui a un goût sucré. Les chats y sont plus sensibles que les chiens. Un animal peut d’abord sembler ivre, puis paraître aller mieux pendant un moment avant que les reins ne cessent de fonctionner. Il existe un antidote, qui est le plus efficace lorsqu’il est administré dans les premières heures.

Les produits pour chiens contre les puces et les tiques à base de perméthrine peuvent intoxiquer les chats. Cela arrive quand un produit pour chien est appliqué par erreur sur un chat, ou quand un chat se frotte contre un chien qui vient d’être traité. Des secousses musculaires, des tremblements, une démarche chancelante et des convulsions sont des signes typiques. Avec un traitement précoce, la plupart des chats se rétablissent complètement.

Les produits d’entretien comme l’eau de Javel et les déboucheurs peuvent irriter ou brûler la bouche et la gorge. Gardez-les fermés et rangés hors de portée des animaux.

Raticides et souricides

Les appâts contre les rats et les souris sont conçus pour être appétissants pour les rongeurs, et les animaux de compagnie les trouvent souvent tentants eux aussi. Les principaux types agissent de façons très différentes, et les produits vendus varient d’un pays à l’autre.

  • Les appâts anticoagulants empêchent le sang de coaguler. Les signes apparaissent généralement 3 à 7 jours plus tard et comprennent une faiblesse, des gencives pâles, des saignements de nez, des ecchymoses, du sang dans les urines ou les selles et des difficultés respiratoires.
  • Les appâts à la brométhaline provoquent un œdème cérébral, avec des tremblements, des convulsions, une démarche chancelante ou une faiblesse des pattes arrière. Les chats y sont très sensibles, et il n’existe pas d’antidote.
  • Les appâts à la vitamine D3 (cholécalciférol) font monter le calcium sanguin à des niveaux dangereux et peuvent endommager les reins. Des vomissements, une faiblesse, de la soif et des urines abondantes peuvent apparaître dans un délai d’un à deux jours.

Les différents produits se ressemblent souvent, si bien que la couleur ou la forme de l’appât n’indique pas au vétérinaire ce qu’il contient. Si vous trouvez un emballage mâchonné, conservez-le ou prenez une photo nette de l’étiquette. Un animal peut aussi s’intoxiquer en mangeant un rongeur qui a consommé un appât.

Signes à surveiller

Les signes dépendent du toxique, et certains mettent plusieurs jours à apparaître. Contactez votre vétérinaire si vous remarquez l’un des signes suivants alors que votre animal a pu avaler quelque chose de nocif.

  • Vomissements, diarrhée ou hypersalivation
  • Agitation, tremblements, secousses musculaires ou convulsions
  • Faiblesse, démarche chancelante ou effondrement
  • Gencives pâles, brunes ou jaunâtres
  • Saignements, ecchymoses, ou sang dans les urines ou les selles
  • Un animal qui boit et urine beaucoup plus ou beaucoup moins que d’habitude
  • Un gonflement de la face ou des pattes chez le chat

Quand il s’agit d’une urgence

Si votre animal a peut-être mangé quelque chose de toxique, il est préférable d’appeler sans attendre votre vétérinaire ou la clinique vétérinaire d’urgence la plus proche, même s’il semble aller bien. Beaucoup de ces toxiques agissent lentement, et le traitement est plus efficace avant l’apparition des signes. Le vétérinaire peut vous dire si la quantité est susceptible d’être dangereuse. Certains pays disposent aussi de lignes d’assistance antipoison pour animaux.

Pendant que vous demandez de l’aide, éloignez votre animal de la source. Notez de quoi il s’agissait, la quantité manquante approximative et le moment où cela s’est produit. Apportez l’emballage, la plante ou un échantillon.

Les vétérinaires recommandent de ne pas faire vomir un animal à la maison, sauf sur avis d’un vétérinaire. Le sel et les autres méthodes maison peuvent eux-mêmes être nocifs. Certaines substances, comme les produits d’entretien corrosifs et les produits pétroliers, font davantage de dégâts en remontant, et un animal somnolent ou en train de convulser peut s’étouffer. Pour savoir que faire pendant une crise convulsive et comment emmener votre animal à la clinique en toute sécurité, consultez notre article sur les premiers secours pour le chien et le chat.

Comment les vétérinaires diagnostiquent et traitent les intoxications

Ce que votre animal a mangé, en quelle quantité et à quel moment en dit plus au vétérinaire que n’importe quelle analyse isolée : les emballages et les étiquettes sont donc d’une grande aide. Après l’examen, le vétérinaire peut faire des analyses de sang et d’urine pour vérifier les reins, le foie, la glycémie, le calcium, les globules rouges et la coagulation.

Si l’exposition est récente et que cela peut se faire sans danger, le vétérinaire peut faire vomir votre animal. Selon le toxique, il peut aussi administrer du charbon activé pour fixer ce qui reste dans le tube digestif. De nombreux animaux ont besoin d’une perfusion intraveineuse, de médicaments pour contrôler les vomissements ou les convulsions et d’une surveillance en hospitalisation. Quelques toxiques ont un antidote spécifique, comme la vitamine K pour les raticides anticoagulants. Beaucoup d’autres, dont les lys, le raisin et la brométhaline, n’en ont pas, et le traitement soutient l’organisme pendant sa récupération. Le pronostic dépend surtout de la quantité ingérée et de la rapidité avec laquelle le traitement a commencé.

Protéger un nouvel animal

L’intoxication n’est pas contagieuse, elle ne se transmet donc ni entre animaux ni aux personnes. Dans un foyer qui compte plusieurs animaux, vérifiez si les autres ont pu avoir accès à la même source. Tenez un chien qui vient d’être traité à l’écart des chats aussi longtemps que l’indiquent l’étiquette du produit et votre vétérinaire.

Les premières semaines dans un nouveau foyer comportent des risques supplémentaires. Un animal récemment adopté est souvent curieux et ne connaît pas encore les règles de la maison, et un animal qui a vécu dans la rue a pu apprendre à manger tout ce qu’il trouve. Rangez les médicaments, les sucreries et les chewing-gums dans des placards fermés, et ne laissez pas les sacs à main par terre ni sur des meubles bas. Utilisez des poubelles à couvercle, et ne placez d’appâts raticides qu’à des endroits hors de portée des animaux. Enregistrez dans votre téléphone le numéro de votre vétérinaire et celui de la clinique vétérinaire d’urgence la plus proche. Pour une liste complète à suivre avant l’arrivée d’un chien, consultez comment préparer votre foyer pour un chien sauvé.

Chez Paw Squadron, après chaque sauvetage, les premières étapes sont le vétérinaire et un bain, avec un bilan de santé, une vermifugation et un traitement contre les puces et les autres parasites. Avant l’adoption, chaque animal reçoit aussi ses vaccinations et une puce électronique. Lorsqu’un traitement antiparasitaire doit être fait à la maison, demandez à votre vétérinaire un produit conçu pour l’espèce de votre animal. Vous trouverez d’autres guides de soins dans PawPedia.

Cet article fournit des informations générales et ne constitue pas un avis vétérinaire. Consultez toujours un vétérinaire au sujet de la santé de votre animal. Certaines images de PawPedia peuvent avoir été générées par IA.

Cette page a été mise à jour pour la dernière fois le 30 septembre 2026.

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