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Maladie discale intervertébrale (IVDD) chez le chien : signes et traitement

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7 min de lecture Dernière mise à jour le

Un article de PawPedia, une encyclopédie de la vie avec les animaux

Sommaire
Maladie discale intervertébrale
Un teckel brun est allongé sur un coussin rond, une main posée sur son dos, à côté d’une rampe recouverte de moquette qui mène à un canapé.
Un teckel sur un coussin, à côté d’une rampe menant à un canapé
Autres nomsIVDD
CauseUn disque situé entre les os de la colonne vertébrale se dégrade et comprime la moelle épinière ou ses nerfs
Les plus à risqueLes teckels présentent le risque le plus élevé ; selon les estimations, environ un sur cinq en montre des signes au cours de sa vie
Âge habituelDès l’âge d’un ou deux ans chez les teckels et les autres races dont les disques vieillissent précocement ; la forme lente apparaît généralement après cinq ans
Signes fréquentsCris quand on le touche, dos voûté, cou raide, réticence à sauter ou à monter les escaliers, pattes arrière chancelantes, faibles ou traînantes
DiagnosticIRM ou scanner pour localiser précisément le disque, surtout avant une chirurgie
TraitementLes vétérinaires conseillent souvent un repos strict aux chiens qui marchent encore et souffrent surtout de douleur ; la chirurgie est généralement recommandée si le chien ne peut pas marcher
PronosticAvec la chirurgie, environ neuf chiens sur dix qui ne peuvent pas marcher mais sentent leurs doigts retrouvent la marche ; entre environ la moitié et six sur dix si la sensibilité est perdue
PréventionNe peut pas toujours être évitée, car les gènes jouent un rôle important ; les vétérinaires conseillent couramment de garder le chien mince et en forme grâce à un exercice quotidien régulier
Risque pour l’humainAucun ; l’IVDD ne se transmet ni aux autres animaux ni à l’être humain
Urgence siLe chien ne peut soudain plus se tenir debout ni marcher, traîne les pattes arrière, ne peut pas uriner, ne sent pas les doigts de ses pattes arrière ou s’aggrave en quelques heures

La maladie discale intervertébrale, ou IVDD, est l’un des problèmes de colonne vertébrale les plus fréquents chez le chien. Elle survient lorsqu’un disque situé entre les os de la colonne vertébrale se dégrade et comprime la moelle épinière ou ses nerfs. Certains chiens présentent uniquement de la douleur. D’autres perdent l’usage de leurs pattes arrière en quelques heures. Repérer les premiers signes et consulter rapidement un vétérinaire offre les meilleures chances de rétablissement.

Ce qui se passe dans la colonne vertébrale

La colonne vertébrale est une chaîne de petits os appelés vertèbres. Entre eux se trouvent des disques souples qui font office de coussins. Chaque disque possède un centre gélatineux et un anneau externe plus résistant. Avec l’âge, ou beaucoup plus tôt chez certaines races, le centre se dessèche et durcit. Le disque cesse alors de jouer son rôle d’amortisseur.

Les vétérinaires décrivent deux formes principales. Dans la première, le centre durci perce l’anneau externe et pénètre dans le canal vertébral. Cette forme est généralement soudaine et peut être grave. Elle est typique des teckels et des autres races dont les disques vieillissent précocement, comme les bouledogues français, les beagles, les shih tzus, les lhassa apsos, les pékinois et les cockers. Chez ces chiens, elle peut survenir dès l’âge d’un ou deux ans. Dans la seconde forme, l’anneau externe bombe lentement et comprime la moelle au fil des mois. Elle est plus fréquente chez les chiens plus âgés et de plus grande taille, comme les bergers allemands et les dobermans. Elle apparaît généralement après l’âge de cinq ans, sous la forme d’une faiblesse progressive.

Les teckels présentent le risque le plus élevé. Selon les estimations, environ un teckel sur cinq montre des signes d’IVDD à un moment de sa vie. Une grande partie de ce risque provient d’une variante génétique liée aux pattes courtes, qui fait vieillir les disques précocement. La même variante se retrouve chez de nombreuses autres races et chez des chiens croisés. Tous les chiens qui en sont porteurs ne développent pas une IVDD, et certains chiens qui n’en sont pas porteurs en développent quand même une.

Signes à surveiller

Les signes dépendent de l’emplacement du disque endommagé et de la force avec laquelle il comprime la moelle. Un disque du cou provoque surtout de la douleur, et parfois une faiblesse des quatre pattes. Un disque situé au milieu ou en bas du dos touche plus souvent les pattes arrière.

  • Des cris quand on le touche, le caresse ou le soulève
  • Un dos voûté, un ventre tendu ou des tremblements
  • Un cou raide, une tête basse ou une réticence à tourner la tête
  • Une réticence à baisser la tête vers les gamelles de nourriture et d’eau
  • Une réticence à sauter, à monter les escaliers ou à se déplacer
  • Des pattes arrière chancelantes ou faibles, ou des pieds postérieurs qui se croisent ou raclent le sol
  • Le fait de traîner une patte arrière ou les deux
  • Des accidents à l’intérieur, ou des efforts pour uriner sans y parvenir

Une douleur dorsale peut ressembler à un mal de ventre. Un chien qui souffre peut se tenir voûté, rester silencieux et refuser de manger. Si un chien d’une race à risque semble endolori et replié sur lui-même, demandez à votre vétérinaire d’examiner sa colonne vertébrale.

Quand il s’agit d’une urgence

Certains signes nécessitent des soins immédiats, à toute heure. Appelez votre vétérinaire ou la clinique vétérinaire d’urgence la plus proche si votre chien présente l’un des signes ci-dessous.

  • Ne peut soudain plus se tenir debout ni marcher
  • Traîne les pattes arrière ou marche sur le dessus de ses pieds postérieurs
  • Ne peut pas uriner, ou a perdu le contrôle de sa vessie
  • Ne semble pas sentir les doigts de ses pattes arrière
  • S’aggrave en quelques heures

Le signe le plus grave est la perte de la sensibilité douloureuse profonde. Le vétérinaire la teste en pinçant fermement un doigt et en observant si le chien s’en aperçoit, par exemple en tournant la tête ou en criant. Une patte qui se retire seulement est un réflexe et ne compte pas. Les chiens traités tant qu’ils conservent cette sensibilité s’en sortent beaucoup mieux. Une fois qu’elle est perdue, les chances de rétablissement diminuent, et de longs délais peuvent les réduire encore. Certains chiens se rétablissent malgré tout après un délai ; il vaut donc la peine de faire soigner votre chien même si du temps s’est écoulé.

En attendant d’arriver chez le vétérinaire, gardez votre chien aussi immobile que possible. Portez-le avec une main sous le thorax et l’autre sous les hanches, afin que le dos reste à l’horizontale, ou déplacez-le dans une caisse. Ne lui donnez pas d’antidouleur de votre armoire à pharmacie, car certains médicaments pour l’humain sont toxiques pour le chien. Laissez le vétérinaire choisir le traitement contre la douleur.

Comment les vétérinaires posent le diagnostic

Le vétérinaire commence par un examen clinique et neurologique. Il observe la marche du chien, teste ses réflexes, vérifie comment les pattes réagissent lorsqu’on les retourne et palpe la colonne vertébrale à la recherche d’une douleur. Les résultats l’aident à déterminer quelle partie de la colonne est atteinte et quelle est la gravité des lésions.

Les radiographies peuvent aider à écarter d’autres causes, comme une fracture ou une tumeur, et montrent parfois des disques durcis. Elles ne permettent pas de voir la moelle épinière elle-même. Pour localiser précisément le disque, surtout avant une chirurgie, les vétérinaires ont recours à l’IRM ou au scanner, et plus rarement à une myélographie, qui consiste à injecter un produit de contraste autour de la moelle épinière. Ces examens nécessitent une sédation ou une anesthésie générale, et de nombreux chiens sont orientés pour cela vers un neurologue ou un chirurgien vétérinaire.

Options de traitement

Le traitement dépend de la gravité des signes. Pour un chien qui peut encore marcher et souffre surtout de douleur, les vétérinaires recommandent souvent un traitement conservateur. Celui-ci repose avant tout sur un repos strict. Les recommandations des spécialistes préconisent au moins quatre semaines d’activité restreinte. En pratique, cela signifie généralement une caisse ou une petite pièce sans meubles, de courtes sorties en laisse uniquement pour les besoins, pas d’escaliers et pas de sauts. Le vétérinaire peut prescrire des antidouleurs, des anti-inflammatoires et parfois un myorelaxant. Le repos laisse au disque le temps de se stabiliser ; il reste donc important même lorsque le chien semble aller mieux au bout de quelques jours.

Les signes réapparaissent après un traitement conservateur chez environ un tiers des chiens, même si les résultats des études varient beaucoup. Si la douleur revient ou si le chien s’affaiblit, le vétérinaire abordera généralement avec vous la question de la chirurgie.

La chirurgie est généralement recommandée pour les chiens qui ne peuvent pas marcher, qui ont perdu la sensibilité de leurs doigts, ou qui continuent de souffrir ou font des épisodes à répétition. Le chirurgien retire une petite fenêtre d’os au-dessus du canal vertébral et extrait le matériel discal qui comprime la moelle. Certains chirurgiens traitent aussi les disques voisins pour réduire le risque d’un nouvel épisode.

Les publications spécialisées montrent qu’environ neuf chiens sur dix qui ne peuvent pas marcher mais sentent encore leurs doigts retrouvent la marche après la chirurgie. Lorsque la sensibilité douloureuse profonde est perdue, entre environ la moitié et six chiens sur dix se rétablissent avec la chirurgie, et beaucoup moins avec le repos seul. Le rétablissement peut être lent, et certains chiens peuvent garder une légère démarche chancelante. Votre vétérinaire peut vous expliquer ce que ces chiffres signifient pour votre propre chien.

Convalescence à la maison

Le rétablissement prend des semaines, parfois des mois, avec ou sans chirurgie. La plupart des chiens ont besoin de plusieurs semaines de repos en caisse, puis d’un lent retour aux promenades habituelles.

Certains chiens ne peuvent pas vider leur vessie seuls au début. L’équipe vétérinaire peut vous montrer comment vider la vessie manuellement et à quelle fréquence le faire. Un chien qui reste couché la majeure partie de la journée a besoin d’un couchage doux, propre et sec, et il peut être nécessaire de le retourner régulièrement pour prévenir les escarres. Gardez la peau de l’arrière-train propre afin que l’urine ne l’irrite pas.

Des exercices encadrés font partie du rétablissement pour la plupart des chiens. Les exercices de base, comme de légers étirements des pattes, des massages, ainsi que la station debout et la marche assistées, ne nécessitent aucun équipement particulier. Certaines cliniques proposent aussi de l’hydrothérapie, par exemple sur un tapis roulant immergé. Demandez à votre vétérinaire quels exercices peuvent être pratiqués sans risque à la maison et quand les commencer. Suivez le programme étape par étape, même lorsque votre chien a très envie de courir.

Réduire le risque

L’IVDD ne peut pas toujours être évitée, car les gènes jouent un rôle important. Les données sur les habitudes du quotidien sont limitées, mais les vétérinaires conseillent couramment quelques mesures simples.

Gardez votre chien mince et en forme, avec un exercice quotidien régulier. Une vaste enquête menée sur des teckels a montré que les chiens qui faisaient plus d’une heure d’exercice par jour présentaient un risque d’IVDD plus faible, tandis que ceux qui en faisaient moins de 30 minutes par jour présentaient un risque plus élevé. De nombreux vétérinaires conseillent des rampes ou des marchepieds pour les canapés, les lits et les voitures, et de porter les petits chiens pour les faire monter en voiture et en descendre, surtout après un épisode antérieur. Pour un chien qui a déjà eu des douleurs au cou, les vétérinaires conseillent un harnais plutôt qu’un collier. Consultez tôt un vétérinaire si vous remarquez une douleur dorsale, avant que la faiblesse ne s’installe.

Chiens sauvés et récemment adoptés

L’IVDD ne se transmet ni aux autres animaux ni à l’être humain. Il s’agit d’un problème propre à la colonne vertébrale du chien.

On connaît souvent peu de choses du passé des chiens sauvés. Beaucoup sont des chiens croisés, et un chien aux pattes courtes peut porter la même variante génétique qu’un teckel. Chez Paw Squadron, chaque animal bénéficie d’un bilan de santé, d’un traitement, des vaccinations et d’une puce électronique avant l’adoption. Un bilan de santé de routine ne permet pas de prédire si un disque lâchera plus tard ; il est donc utile de connaître les signes dès le premier jour.

Les premières semaines dans un nouveau foyer apportent souvent de nouveaux escaliers, de nouveaux canapés et des sols lisses. Pour un chien à risque, des tapis qui adhèrent bien, une rampe et un harnais bien ajusté sont des aménagements simples et peu coûteux. Lors de votre première visite chez votre propre vétérinaire, mentionnez la morphologie de votre chien et demandez si des examens de la colonne vertébrale seraient utiles. Si vous envisagez d’adopter un petit chien aux pattes courtes, notre page Adoptions présente les chiens qui cherchent un foyer, et PawPedia propose d’autres guides pour les nouveaux propriétaires.

Cet article fournit des informations générales et ne constitue pas un avis vétérinaire. Consultez toujours un vétérinaire au sujet de la santé de votre animal. Certaines images de PawPedia peuvent avoir été générées par IA.

Cette page a été mise à jour pour la dernière fois le 14 octobre 2026.

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